Agraphon
L’histoire d’une communauté de femmes
L’abbaye de Beauport accueille en résidence un duo d’artistes constitué de Floriane Pochon (artiste sonore) et Luvan (romancière, essayiste et performeuse) autour de leur projet intitulé « Agraphon » (qui signifie en grec ancien « ce qui n’est pas écrit »).
Se basant sur le roman Agrapha de Luvan, le duo a créé une installation sonore sur le site de Beauport.
Cette œuvre prend pour point de départ l’idée d’une communauté fictive de femmes appelée Adsagsonæ Fons au Xe siècle et l’inclus dans l’histoire de l’abbaye en imaginant que ces femmes pourraient avoir vécues sur le site de Beauport, où se croisaient précisément, autour de l’an Mil, les populations celtes des îles, gallo-romaines, franques, burgondes et scandinaves. Beauport devenant alors un véritable endroit de convection.
Sessions d’enregistrements collectives
Les bénévoles de l’Herbe Folle, uniquement des femmes, ayant participé à l’atelier vocal et à l’atelier corps & voix menés par Dominique Müllner, ont été invitées à participer à l’enregistrement sonore de leurs voix, lors de lectures d’extraits de l’ouvrage Agrapha choisis par leurs soins.
Dix bénévoles de l’Herbe Folle ont ainsi prêté leurs voix au projet, en participant aux sessions d’enregistrements réalisées sur le site par Floriane & luvan.
Merci à Brigitte Cloarec, Danielle Coadou, Babeth Coste de Geyer, Josette Flot, Marie-Paule Le Pourhiet, Cécile Marion, Françoise Rouland, Maïa Thibault, Emmanuelle Trocheris et Françoise Villette pour leurs voix.
Leurs enregistrements sont intégrés à l’œuvre sonore.













Une œuvre collaborative
Agraphon est une œuvre plastique réalisée à plusieurs mains.
Au duo initial, composé de Floriane Pochon alias Mushin et de luvan, sont venu.es progressivement se greffer différent.es acteurs et actrices, comme autant de rhizomes devenus parties intégrantes et structurantes du projet.
Pour donner corps à cette œuvre sonore immatérielle, le collectif d’artistes Human Fabric (composé de Lorène-Lou Suret Canale, de Malo Le Moal et de Sylvain Gentil) a pensé la forme plastique en collaboration avec la céramiste Émilie Pedron.
Cette œuvre est une plongée dans un univers sonore mêlant des sons captés dans la nature, des sons étranges non identifiables et des lectures polyphoniques contant des extraits de l’ouvrage Agrapha. Cette œuvre est une invitation à l’écoute, à la contemplation, à la traversée. L’écoute est chaque fois différente, les paroles étant diffusées de façon aléatoire.
Pour lire la vidéo réalisée par Julie Grossetête, cliquez sur l’image
Une lecture polyphonique
Pour donner vie et incarner la communauté de femmes du roman Agrapha, 8 femmes bénévoles de l’Herbe Folle se sont investies pour proposer une lecture chorale performée de fragments choisis du roman Agrapha.






Lecture performée réalisée par Brigitte Cloarec, Babeth Coste de Geyer, Maud Le Jeune, Marie-Paule Le Pourhiet, Cécile Marion, Françoise Rouland, Emmanuelle Trocheris et Françoise Villette. Sous le regard bienveillant et les précieux conseils d’Arianne Bulliard.
